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Une fille pour du vent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fille pour du vent de André OBEY

 

Préface de Jean-Laurent COCHET

 

Note de l'éditeur :
Obey y a éliminé toutes les ruses, contre-ruses et intrigues de toutes sortes, incompatibles avec le sens moderne de l’économie dramatique et le principe de plausibilité. Cela donne une pièce éminemment théâtrale. Il n’y a pas de serviteur fidèle qui tente de transmettre un vain message par-delà les mers, pas de manoeuvres rhétoriques, pas d’attitudes stylisées, pas d’échappatoire. Chaque personnage est prisonnier d’un destin qui, dès la première scène, ne cesse d’augmenter de rigueur et, lorsque l’élan est brisé, nous restons face à la troublante crédibilité de cette dramaturgie. Le personnage central du soldat mort, inventé par Obey, remplit la fonction du choeur. Il anticipe les événements du drame; il brise et structure à la fois le cours de l’action. Il est une sorte de conscience collective pour les affreux complices de cette exécution d’une innocente, mais surtout, il est la voix de millions d’inconnus qui meurent dans les guerres sans jamais savoir pourquoi. C’est un être jeune, trahi par les adultes et, en tant que tel, partenaire idéal d’Iphigénie. Ensemble ils préfèrent leur besoin d’absolu à l’honneur trafiqué que les adultes leur imposent. En remplaçant Achille, dont le rôle paraît soudain superflu, par le jeune soldat, Obey non seulement resserre l’intrigue mais élimine complètement la sentimentalité qui travestit trop souvent le personnage d’Iphigénie. Elle n’est pas la vertueuse jeune fille de sang royal, destinée à épouser le fils d’une déesse. C’est une enfant au bord de la maturité, une adolescente rebelle et obstinée, Le soldat et la jeune fille refusent de franchir le fossé qui sépare le monde de l’enfance du mensonge des adultes. Iphigénie dormait pendant que sa vie se jouait, mais son réveil est d’une impitoyable lucidité et son accord avec le soldat mort est total. Iphigénie et son soldat mort vont, au-delà de toute protestation symbolique, jusqu’au refus de vivre dans un monde qui fait la guerre pour des mots.